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Articles

Atelier

 

Le péché mortel

Jamais un auteur n'avait aussi bien décrit la présence de mes petits portraits: Je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu’on est libre, que le bonheur se décide, que c’est un choix moral. Les professeurs d’allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d’accord, c’est un péché, c’est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n’arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c’est comme entre les pauvres et les riches, c’est comme la lutte des classes, on sait qu’il y a des pauvres qui s’en sortent mais la plupart, non, ne s’en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c’est comme dire à un affamé qu’il n’a qu’à manger de la brioche. "D'autres vies que la mienne" de Emmanuel Carrère.

Grand hublot de l'entrée

  Inspiration "paréidolie" pour cette fresque murale réalisée à la peinture à l'huile 

Retour idéal

Plusieurs printemps à patienter jusqu’à celui-ci - avant de pouvoir m’échapper des massifs de la résidence pour rejoindre le jardin idéal ! Je reviens avec plein d’idées et peut-être aussi avec une vocation, celle de m’exprimer davantage par les plantes et les fleurs. Avant de visiter les jardins de Chaumont-sur-loire, je pensais manquer cruellement d’espace, mais une histoire végétale peut prendre du sens, libérer suffisamment de magie et rendre possible une conversation avec l’âme dans le plus petit des écrins, en témoigne la créativité des artistes paysagistes qui ont su transporter le visiteur à la fois dans un songe, un recueillement et une réflexion. En ce sens, le jardin livre et délivre les mêmes émotions que celle d’une oeuvre picturale. Je retiens une création épurée, au bassin circulaire, ouvert sur les cieux, invitant à la méditation, entouré de roses blanches - Une très belle association    « Texte et création végétale »  - Parce que les mots donnen...

Nouveau territoire

  Ma passion, mon métier, mon "musée" pictural et végétal ... Découvrez moi désormais sur mon nouveau territoire de jeu, de partage, de réalisation, d'exploration, de liberté et d'avenir. Sur Instagram uniquement : Gérard le g'Art-dien

Petits matins frais

 

Tous les chemins mènent à Debré

Une ultime semaine de congés traversant la période des fêtes de fin d’année 2019 pour partir à la découverte des nymphéas d’Olivier Debré exposés pour la première fois à Tours jusqu’au 5 janvier. Je ne pouvais pas louper cette immersion et cette expérience sensorielle qui m’avaient déjà valu une émotion lacrymale inattendue lors de mon premier face à face il y a déjà bientôt dix ans avec l’un de ces monumentaux bords de Loire exposé à la Cohue de Vannes. Ceux que j’allais rencontrer au CCOD (centre de création contemporaine d’Olivier Debré) allaient être les plus gigantesques. « Ce que j’ai recherché dans les grandes peintures c’est la sensation physique d’un espace qui domine notre corps, qui soit un lieu que nous puissions vivre comme nous habitons une pièce » Olivier Debré.   Qui ne s’est jamais retrouvé face à une toile d’Olivier Debré ne s’est jamais retrouvé dans le corps et l’âme d’un paysage. Une peinture qui permet de tout voir, de tout ressentir, de s’adresser à...